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Dites-le en images: Des idées? Un crayon! de Bernard Lebelle et Guillaume Lagane

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Dites-le en images: Des idées? Un crayon!, Bernard Lebelle et Guillaume Lagane
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Dites-le en images: Des idées? Un crayon! est un excellent guide pour apprendre à animer les réunions avec les techniques de facilitation graphique. Les objectifs de Bernard Lebelle et Guillaume Lagane sont de vous aider à mieux comprendre la pratique, le fonctionnement, les bases de la facilitation graphique et d’acquérir ainsi, les compétences requises pour les mettre en œuvre. Pour eux, dessiner les idées et les propos tenus lors des réunions permet de les rendre tangibles, de bonifier la production des idées, de stimuler la réflexion et contribue à faciliter les interactions entre les participants. Lebelle et Lagane partagent auprès des lecteurs leurs idées, leurs boîtes à outils et leur passion de l’image qu'ils reconnaissent comme un moyen d’expression de la créativité des individus et de développement de l’intelligence collective.

GRANDS TITRES ET IDÉES CLÉS DU LIVRE

Qu’est-ce que la facilitation graphique?

Une technique de visualisation graphique

La facilitation graphique fait partie intégrante d’un grand ensemble de techniques de visualisation graphique comme le mindmap, les cartes conceptuelles, l’illustration ou les bandes dessinées pour n’en nommer que quelques-unes. Ces techniques de visualisation graphique permettent de construire des représentations visuelles des idées, des échanges ou de toute autre information visuelle nécessaire au bon déroulement des réunions. Lebelle et Lagane dans «Dites-le en images: Des idées? Un crayon!» mettent l'accent sur les techniques de facilitation graphique dont une qui se distingue particulièrement. Dès le début de la lecture du livre, il est facile de constater l’apport spécialement intéressant de la technique de «scribing» pour l’animation des réunions. Le «scribing» : c'est la prise de notes en direct des propos tenus entre les participants qui constitue la synthèse organisée et illustrée de ces échanges. (Lebelle, p.15)

Une technique de travail collaboratif

Les auteurs citent une première définition de la facilitation graphique en ces termes  : «action de rendre les éléments de réflexion, de discussion visuellement intelligibles à l’aide de dessins, de graphiques et de modèles conceptuels».(Lebelle, p.14). À titre de complément, ils ajoutent cette citation tirée du site facilitationgraphique.com qui définit la facilitation graphique ainsi : «L’art d’aider un groupe de personnes, avec des outils graphiques, à partager et construire une vision collective, à faire émerger des idées, à transformer des situations, par le choix d’outils et de visualisation adaptés.» (Lebelle, p.14)

Une représentation visuelle au service de l’intelligence collective

L’enjeu de la facilitation graphique est de mettre la représentation visuelle au service de l’intelligence collective. (Lebelle, p.11). En fait, la technique de facilitation graphique est une puissante technique de travail collaboratif, utilisée entre autres par Google, Disney, Microsoft, la Nasa et les grands rassemblements comme le World Economic Forum.

Différences entre le facilitateur de réunion et le facilitateur graphique

Le facilitateur de réunion travaille avec le groupe et a surtout un rôle de «guide» de la réunion. Alors que la facilitateur graphique est en retrait et travaille à la représentation visuelle des échanges et des idées lors des interactions entre les participants.

Origine de la facilitation graphique au service du travail en groupe

Les noms retenus par les auteurs concernant le développement de cette méthode de facilitation graphique sont les suivants :

  •  Michael Doyle et Peter Strauss - Reconnus comme étant les premiers à utiliser la visualisation graphique en direct;
  •  David Sibbet - Innove avec des supports «templates» (gabarits) et les utilise pour accélérer le processus collaboratif;
  •  Matt Taylor et Gail Taylor - Utilisent le travail collaboratif comme levier du génie collectif;
  •  Ernst et Young - Achète la Méthode MG Taylor Corporation et fait construire des centres ASE ( Accelerate Solution Environment) - Font du sur mesure avec des équipes de facilitation et de codesign; La partie  conseil d’ Ernst et Young sera acheté pas le groupe français Capgemini chez qui Guillaume Lagane ( un des auteurs de ce livre) s’est formé à la facilitation graphique;
  •  Tony Buzan - Fondateur de la méthode du MindMapping;
  •  Dan Roam - Dessine le problème «business» à partir d'une démarche de simplification analytique des problèmes et auquel on peut s'initier à partir de son livre: «Convaincre en deux coups de crayon».

Les principaux avantages de la facilitation graphique

Bernard Lebelle et Guillaume Lagane énoncent les principaux avantages de la facilitation graphique en ces termes :

«Visualiser et analyser avec le crayon», «Trouver des solutions par le dessin», «Gérer les interactions entre les participants» et «Décupler la qualité de la production des idées dans les groupes de travail».

Pourquoi ça marche?

Pourquoi ça marche? Certains titres du chapitre en fournissent les raisons. L’image est tangible et le dessin se passe de mots. De plus, en rendant les idées visuelles, cela favorise la mémorisation et l’assimilation du contenu. Le dessin est un langage universel qui permet de développer le langage propre au groupe et devient alors un outil au service de l’intelligence collective. Enfin, la réalisation graphique est un matériel de départ, un «point d’ancrage tangible des idées» et «une cartographie structurante des échanges.» (Lebelle, p.32).

Quels bénéfices en tirer et dans quelles circonstances?

La technique de la facilitation graphique représente sur le plan personnel une nouvelle compétence qui permet de se démarquer, d’animer les groupes de travail de manière plus efficace et de transmettre les informations de manière plus esthétique. Pour les dirigeants, le processus de visualisation des idées vient dynamiser l’animation de leur équipe. Alors que les organisations gagnent en clarté, lisibilité et productivité collective.

Lebelle et Lagane identifient sept bénéfices de la facilitation graphique pour l’entreprise (Lebelle , p.44) :

  • L’efficience - une durée plus courte pour traiter le sujet;
  • La productivité - le nombre d’idées et de solutions est plus élevé;
  • L’efficacité -  travail égal mais sur une période plus courte;
  • La compréhension - les participants partagent une même vision du sujet;
  • La mobilisation - la paternité collective des solutions facilite la conduite du changement;
  • L’implication - la copaternité favorise un soutien advenant la remise en cause;
  • La démultiplication - le travail en groupe montre un ratio travail accompli/temps passé plus élevé.

Les contextes d’utilisation de la facilitation graphique

La facilitation graphique comporte un corpus de techniques de visualisation qui permet de partager le fruit des échanges du groupe de différentes manières et sur des supports visuels adaptés selon les contextes d'utilisation. Il est important de bien les choisir en fonction du contexte d’utilisation. Le croquis sur la feuille de papier, le bloc-notes, la serviette de table ou le Post-it peuvent convenir à une conversation entre deux à trois personnes. Cependant, pour un groupe de 3 à 15 personnes, un résumé visuel d’une conférence pourrait très bien être réalisé par un «scriber» ou «graphic recorder» et se retrouver sur une feuille de Flip chart, papaperboard ou Post-it géants. C’est surtout à partir d’un groupe de 15 personnes jusqu’une centaine qu’il faudra penser à la création par un facilitateur professionnel d’une grande fresque murale, le « Knowledge wall». Pour des groupes supérieurs à 100 personnes, il faut placer des vidéoprojecteurs à des endroits stratégiques pour transmettre le travail du facilitateur graphique en cours de réalisation. Les auteurs suggèrent également la possibilité de préparer une présentation PowerPoint avec un facilitateur graphique et d’y insérer des dessins, mindmaps et des modèles préparés à la main. Ils terminent avec les présentations en format «RSA». Ils nous réfèrent au site du «RSA» à l’adresse http://ww.thersa.org pour des conférences du «RSA» qui se présentent sous forme d’animation vidéo pédagogiques.

Conférence de Ken Robinson: Exemple de facilitation graphique en format RSA.

Par où commencer?

Commencer d’abord par améliorer ce que vous savez faire :

  • Créer une image mentale de l’idée à dessiner avant de commencer;
  • Considérer la page blanche comme un terrain de jeu;
  • Préparez-vous «en chambre» seul sur un flip chart pour exercer votre coup de crayon;
  • Proposer une représentation visuelle à un groupe et intégrer leurs propositions, initiant ainsi une création collective.

Imaginer, structurer et concevoir de nouvelles manières de travailler ensemble

Bernard Lebelle et Guillaume Lagane proposent un outil pour préparer la façon dont les techniques de facilitation graphique vont s’insérer dans les échanges des participants. Il s’agit d’une fiche projet CAC «canevas d’analyse collaboratif©» (CAC). Cette fiche projet CAC comprend 4 sections aux objectifs différents:

  • La Carte d’identité - Inscrire le contexte de la session (Information, logistique, thème général, objectif à atteindre);
  • Le Canevas - Déterminer le cadre temporel, les thèmes, les modèles visuels, les types de support physique et les types d’utilisation des représentations visuelles (animation, synthèse ou validation);
  • L’Analyse - Favoriser une vision holistique de l’ensemble du sujet en affichant les éléments sur de grands supports - Constituer des groupes de participants aux profils diversifiés (Utilisateur, Expert, Concepteur, Réalisateur, Capitaine, Joker, Lambda);
  • Le Collaboratif - Favoriser l’implication de tous par la représentation visuelle des échanges et des interactions.

Instaurer les trois mécanismes d’un acte de facilitation graphique à savoir

  • Écouter - L’oreille capte et trie l’information;
  • Préparer et structurer - Le cerveau traite, qualifie et structure les messages;
  • Exécuter et montrer - Le corps et la main donnent à voir la discussion par le dessin.

Obtenir l’accord de la méthode

  • Obtenir un mandat clair du dirigeant en expliquant l’application de la méthode;
  • Obtenir un accord du groupe et discuter des règles du jeu de la mise en œuvre en début de séance.

Comment apprendre à dessiner?

Guillaume Lagane a appris en plongeant dans le design d’interaction et d’un système très avancé dans les méthodes collaboratives. À force de découverte, d’observation et d’admiration, vis-à-vis de la capacité des graphistes à écouter, à synthétiser et à écrire/illustrer simultanément, il a appris. Il y a également l’effet produit sur les spectateurs qui l'a spécialement marqué. Selon Lagane, une pincée de capacité de synthèse, de l’écoute et quelques éléments de bibliohèque de concepts visuels permettent de commencer ( p.62). Sans oublier qu'il est fort important d'accepter le regard de l’autre sur notre réalisation.

La création graphique comportent 4 étapes:

  • Le regard - Regarder de l’extérieur vers l’intérieur;
  • Le choix du style graphique - Imaginer les différents visuels possibles (réalité, abstraction-concept, langage iconique/mécanique selon Scott McCloud);
  • L’étude du support - La taille, la nature, la texture, tableau effaçable ou en papier viennent conditionner le geste et les déplacements;
  • Le corps à la disposition de la création - La mise en œuvre qui demande de se confronter à la surface verticale en se positionnant de manière à suivre avec aisance son stylo.

Quelle boîte à outils?

La boîte à outils du facilitateur graphique est constitué pour les auteurs d’une iconothèque, d'outils graphiques de bases et de trucs et astuces (Nicolas Gros, Dan Roam, Benjamin Martin viennent compléter le tableau). La consultation de cette section qui comprend une quinzaine de pages fournit d’excellents conseils pour constituer une boîte à outils personnelle. À titre indicatif, voici les différents sujets abordés:

L’Iconothèque

  • La structure (contenants, liens, puces)
  • Les illustrations
  • Le lettrage (différents types de lettres, niveaux de lectures)
  • Les personnages
  • La couleur
  • La structure globale

Le Matériel

  • Les marqueurs
  • Les basiques
  • Le digital

Check-list de préparation à la mise en œuvre

  • Support à dessin?
  • Contexte physique?
  • Temps accordé à la conception?
  • Niveau d’intrusivité optimal/fonctionnement du groupe?
  • Rôle de la facilitation graphique dans la dynamique d’interaction?
  • Partage du résultat obtenu?

Exercices pratiques

 En terminant, les auteurs proposent une «aire de jeu» balisée en vue de vous aider à vous exercer progressivement à la facilitation graphique. Voici des exercices pratiques:

  • Définir un ordre du jour - Dessiner un «Timeline» ou un chemin de fer;
  • Dessiner quelque chose de nouveau - Illustrer en une minute un mot tiré au hasard du journal;
  • Dresser le portrait d’un projet - Utiliser la technique du mindmap;
  • Illustrer le message principal d’un séminaire - Créer l’image et diffuser le «Visuel de synthèse» par courriel;
  • Croquer idées et concepts dans un carnet de route.

Auteurs Bernard Lebelle et Guillaume Lagane

Guillaume Lagane, facilitateur graphique professionnel - facilitationgraphique.com

Bernard Lebelle, Consultant et auteur de «Construire un tableau de bord pertinent sous Excel», «Convaincre avec des graphiques efficaces», «L’art des présentations PowerPoint» - www.bleu-cobalt.fr

Dites-le en images: Des idées? Un crayon!  de Bernard Lebelle et Guillaume Lagane, Groupe Eyrolles, Paris, 2013. 104 pages